Légalisation des drogues

depenalisation des drogues

Consommer des drogues, tu pourras

Malgré des années de prohibition, la consommation clandestine de drogues reste très élevée. Celle-ci permet aux cartels de maintenir leur trafic et d’importer, sur le marché, des drogues dont les effets dépassent de loin la « stone attitude » des années 60.

La drogue du crocodile en est un parfait exemple. La lutte anti-drogue mise en place par le système judiciaire  (les arrestations, les incarcérations…) remplit nos prisons mais n’a aucun impact réel sur le trafic.

Voilà pourquoi, la Fédération des Etudiants Libéraux soutient :

La prohibition n’est pas la solution !

  • Qu’une légalisation des drogues couperait l’herbe sous le pied des bandes organisées, diminuerait la violence et supprimerait les zones de non-droit érigées grâce au financement du commerce illégal. Rappelons que les Etats-Unis n’ont pu démanteler les mafias que grâce à la fin de la prohibition de l’alcool en 1933 ;

Destiner l’argent de la répression à une meilleure prévention.

  • Qu’en légalisant les drogues, l’Etat pourrait en surveiller la qualité et, de ce fait, éviter des risques considérables liés à des drogues de mauvaise qualité. Cela lui permettrait également de rediriger l’argent destiné à la répression vers la prévention de la santé publique et ainsi, offrir un meilleur suivi des consommateurs désireux de sevrer leur dépendance. Les campagnes d’information et de sensibilisation ayant toujours pour objectif de diminuer le nombre de consommateurs ;
  • Le principe de liberté. Les citoyens doivent avoir le droit de choisir s’ils souhaitent ou non consommer sans se voir freiner par de multiples interdictions. Loin de vouloir pousser à la consommation, cette proposition promeut l’encadrement afin d’éviter les nombreux effets néfastes d’une prohibition.

De ton corps, tu disposeras !

Le débat au sujet de la légalisation de la prostitution revient régulièrement sur le tapis depuis quelques années ! Bien que sensible, cette discussion se doit d’être tenue sans langue de bois car oui la prostitution existe et ce n’est certainement pas en autorisant les contrats de « serveuses » que l’on viendra à bout de la traite des êtres humains. Si nous nous disons favorables à la légalisation de la prostitution, il convient d’abord de préciser certains points. Rappelons que la prostitution visée ici est à la fois féminine et masculine. Pour passer d’une prostitution tolérée à une prostitution légalisée, la Fédération des Etudiants Libéraux soutient :

La lutte contre le proxénétisme est cruciale.

  • Qu’il faut dépasser la morale bien pensante et légaliser la prostitution afin de mieux l’encadrer et de lutter contre le proxénétisme ;
  • Qu’en vertu du droit à disposer de son corps, il ne peut être interdit à une personne de faire ce qu’elle veut de celui-ci (comme un manuel le fait avec ses mains ou un intellectuel avec son cerveau) et que la société a tout à gagner d’une prostitution qui ne soit pas forcée et/ou clandestine. La prostitution forcée s’opérant généralement dans des mauvaises conditions d’hygiène et pouvant financer les réseaux mafieux ;
  • Que la prostitution ne serait autorisée que dans des lieux et à des heures bien précises définis par la commune et ce, afin de gérer la prostitution de manière proportionnelle à sa taille afin d’éviter de tomber dans le proxénétisme ;

Enfin une vraie reconnaissance du statut !

  • Que la légalisation de la prostitution s’assortit d’un meilleur statut et d’une meilleure reconnaissance pour le métier le plus vieux du monde car la légalisation permettrait de limiter les actes de violence (généralement opérés dans des endroits reculés) ainsi que la transmission de maladies ;
  • Que les prostitué(e)s doivent pouvoir bénéficier d’une protection sociale au même titre que les autres professions.

Policier volontaire tu deviendras

La pénurie de policiers qui sévit depuis quelques années maintenant inquiète. La revendication des policiers il y a quelques semaines est claire : plus de respect pour la fonction et une sécurité accrue ! C’est en réponse à cette question que la Fédération des Etudiants Libéraux propose :

Des policiers volontaires bénévoles avec une formation de haut niveau.

  • L’instauration d’une police volontaire regroupant des citoyens lambda qui enfileraient de temps à autre l’uniforme et s’occuperaient de tâches bien précises. Cela permettrait de dégager du temps pour les missions d’encadrement pures nécessitant des policiers de métier ;

Aider les policiers professionnels et assurer ensemble la sécurité.

  • Une formation continue équivalente à celle de leurs collègues professionnels. A l’image des pompiers volontaires, la formation serait exigeante et assortie de nombreux tests. Les policiers volontaires n’auraient par contre pas le droit de porter une arme à feu, tout au plus une matraque. Ils s’occuperaient de la circulation, des surveillances de lieux publics, des amendes, de l’accompagnement lors de gros événements, de tâches administratives… Ce système est déjà d’application aux Pays-Bas depuis 1948 ;
  • Par cette proposition, une solution pour pallier au manque de policiers et favoriser également le rapprochement entre les services des forces de l’ordre et les citoyens conférant ainsi une plus grande légitimité et autorité à la police.